J’ose alors la regarder; décidément il faudrait la blanchir à la chaux.

Plusieurs nuits elle revient. J’ai toujours la rougeole quand elle vient, ma chasteté en dépend. Et puis je n’ai plus de feu.

Enfin elle ne revient plus et comme on lui en demande la cause, elle dit qu’elle ne peut pas résister, tellement c’est fatigant. Montrant tous les doigts... elle dit: «Oui... comme ça toutes les nuits.»

Voilà comment se font les mauvaises réputations: ne vous y trompez pas.

Il y a eu un temps où seuls les tableaux que j’avais donnés pouvaient se vendre.

Un bon petit jeune homme à qui j’en avais donné trente, après les avoir copiés et étudiés, s’est empressé de les vendre à la maison Vollard. Il est vrai que pour s’excuser il a publié que c’était moi qui lui avait volé toutes ses recherches.

Excellent jeune homme.

Ne donnez jamais vos tableaux sinon à votre cuisinière.

Van Gogh avait aussi cette manie. Qui ne se rappelle, ce café bouzin tenu par l’ancien modèle, la Siccatore, une Italienne. Vincent décora gratis entièrement ce café (le Tambourin).

Il me raconta pendant son séjour à Arles une histoire assez curieuse à ce sujet, histoire dont je n’ai jamais su le fin mot. Très amoureux de la Siccatore toujours belle, malgré son âge, il aurait eu de sa part pas mal de confidences à propos de Pausini.