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Il ne s’agit plus de peinture, ni même de littérature: il s’agit d’armes. C’est qu’en ce moment nous avons ici un gendarme... Vous savez... il sort de Joinville-le-Pont! c’est un gaillard terrible. Joinville est en quelque sorte le prix de Rome des exercices physiques.
Il y a beaucoup à en prendre et en laisser. Pour mon compte personnel, je laisserai.
Les maîtres d’armes brevetés de Joinville-le-Pont sont en général des gaillards très exercés: exercés à coups de triques. Très forts assurément, mais acrobates, et font en général de très mauvais élèves.
On dit: «Ayez une bonne main, vous toucherez quelquefois.»
«Ayez une bonne main et de bonnes jambes, vous toucherez souvent». Ajoutez-y une bonne tête et vous toucherez toujours.
Une bonne tête... c’est ce qu’à Joinville on ne donne pas. Là on professe sans discernement.
Le jeu de fleuret consiste à se servir de deux mouvements; les quelques autres en découlent ou sont du supplément.
Un mouvement de va-et-vient et un mouvement tournant, à l’attaque ils se nomment un, deux, trois, et doublez...; à la défense... opposition et contre.
Quoique très simples ces mouvements donnent lieu à énormément de combinaisons. Qui les comprend bien est déjà fort.