Dans un coin, un épaté quelconque demande à son voisin: «Quel est donc ce monsieur?»

C’est un attaché d’ambassade, un garçon qui ira loin. Voulez-vous être sérieux, parlez politique, de la Triple-Alliance si bien conclue que depuis trente ans elle est toujours à refaire.

«Maman les petits bateaux qui vont sous l’eau ont-ils des jambes.

—Petit bêta, s’ils en avaient ils marcheraient sur l’eau.»

Zola avait ses haines. Sans être comme lui un grand homme, on peut, il me semble, avoir aussi ses haines. Je suis de ceux-là.

Je hais profondément le Danemark. Son climat, ses habitants.

Oh! il y a en Danemark du bon, c’est incontestable.

Ainsi depuis vingt-cinq ans, tandis que la Norvège et la Suède ont envahi les salons de peinture en France pour plagier dans tous les sentiers qui sentent mauvais, mais ont de belles apparences, le Danemark honteux de son échec à l’Exposition universelle de 1878, se mit à réfléchir, à se concentrer en lui-même. De là est sorti un art danois, très personnel et auquel il faudra faire sérieusement attention, et je suis heureux ici d’en faire les éloges. Il est bon de regarder l’art français, et même celui de tous les autres pays, mais uniquement pour être plus à même de regarder en soi.

On me fit autrefois à Copenhague une singulière niche. Moi qui ne demandais rien, je fus vivement engagé et invité par un monsieur au nom d’un Cercle d’art à exposer mes œuvres dans une salle ad hoc. Je me laissais faire.

Le jour de l’ouverture, je me disposai l’après-midi seulement à aller jeter un coup d’œil et quel fut mon étonnement lorsque arrivé on me dit que l’Exposition avait été fermée d’office à midi.