De Courbet nombreuses toiles, entre autres son grand tableau des baigneuses.

De Delacroix nombreuses études et maquettes pour ses grandes décorations, entre autres un Daniel dans la fosse aux lions. Beaucoup de Corots, des Tassaërts, etc...

Une toile magistrale de Chardin. Un grand portrait d’une noble dame assise devant une table et faisant de la tapisserie. L’ensemble de tout cela, quoique révolutionnaire, était pour moi une source de joie, quand tout à coup mon œil se fixa sur un point tout à fait désharmonieux. Une petite toile représentant une tête de jeune homme, joli garçon comme un merlan. Stupidité et fatuité. Cabanel peint par lui-même...

J’ai fait un oubli dans cette nomenclature. Plusieurs choses de Ingres, entre autres un tableau fameux dont (ma mémoire me faisant défaut) j’ai oublié le titre.

C’est un jeune roi couché dans un lit et qui va mourir avec son secret. Dans l’alcôve, le médecin a la main placée sur le cœur du jeune homme.

Les jeunes servantes défilent, et le cœur, à la vue de l’une d’elles, tressaillit.

C’est un morceau de Ingres de premier ordre.

Bien des années plus tard, je revins en compagnie de Vincent visiter à nouveau ce musée.

Quel changement!

La plupart des dessins anciens avaient disparu et de toutes parts à leur place, des Acquisitions de l’État, 3ᵉ médaille.