Je ne souhaite à personne un pareil moment, et il me fallut quelques longues minutes pour être apte à penser et comprimer les battements de mon cœur.

La colère, l’indignation, la douleur aussi, et la honte de tous ces regards qui déchiraient toute ma personne, m’étouffaient et c’est en balbutiant que je dis: «C’est bien, Monsieur, montons et nous nous expliquerons là-haut.» Dans le lit Vincent gisait complètement enveloppé par les draps, blotti en chien de fusil: il semblait inanimé. Doucement, bien doucement, je tâtai le corps dont la

En route pour le festin

Décorative personne...

chaleur annonçait la vie assurément. Ce fut pour moi comme une reprise de toute mon intelligence et de mon énergie.

Presqu’à voix basse je dis au commissaire de police: «Veuillez, Monsieur, réveiller cet homme avec beaucoup de ménagements et s’il demande après moi dites-lui que je suis parti pour Paris: ma vue pourrait peut-être lui être funeste.»

Je dois avouer qu’à partir de ce moment, ce commissaire de police fut aussi convenable que possible, et intelligemment il envoya chercher un médecin et une voiture.