«Ardent pionnier j’ai remué la terre, le cerveau plein d’idées, et je n’ai rien trouvé, ce que voyant, Gauguin, plus savant ramassa toutes les richesses.»
De ce chercheur un amoureux d’art a dit: «Il décalque un dessin, puis il décalque ce décalque, ainsi de suite jusqu’au moment où, comme l’autruche la tête dans le buisson il trouve que ça ne ressemble plus et alors!! il signe.
Pour se venger de Gauguin, ce charmant jeune homme entretenu par un mécène croyant écrivit à un ami de Gauguin:
«Mon cher et tendre ami, Gauguin vous a fait cocu.»
Cet ami, convaincu à juste titre de la calomnie répondit: «Que nenni.» Et notre charmant jeune homme pour se venger de cet ami incroyant qui était peintre aussi, mit sur une lettre à son adresse: «Monsieur Z, propriétaire,» ce que voyant l’ami écrivit au Caire: «Monsieur Zéro, locataire.»
Voilà de quoi vous apprendre à ne pas fréquenter les impudents. De tout cela je n’ai garde; le chemin se fait de plus en plus rude, on vieillit. Le souvenir du mal en fumée s’évanouit, le velours sur la conscience cache les épines, adoucit les morsures.
La gloire est peu de chose si le piédestal mal construit s’effondre au moindre souffle. D’ailleurs, les vrais l’évitent; c’est si bon la solitude, si rassérénant l’oubli quand consciencieux du péché, on désire la délivrance tout en redoutant l’Après inconnu.
Géant tu es mortel, cela suffit à t’humilier. Problème qu’on cherche à résoudre, facile au début, sphinx à la mort.
Poignée de menues pièces de monnaie jetées au vent par un Crésus et qu’après dispute le plus fort ou le plus adroit ramasse en minime partie, glorieux de sa victoire. Il doit vite en rabattre quand chez le marchand de tabac il en demande pour sa piécette de deux sous qu’il a si difficilement ramassée.
Mon voisin dit: «C’est quelque chose, la philosophie du Monsieur tant mieux, c’est beaucoup, et moi qui ne suis qu’un serin, je dis c’est bien peu de chose.»