Par moments quelques sons rauques sortent de sa gorge comme d’une caverne.

Et dans mon rêve, un ange aux ailes blanches vient à moi souriant. Derrière lui un vieillard tenant dans sa main un sablier.

«Inutile de m’interroger, me dit-il, je connais ta pensée. Apprends que ces êtres sont des hommes comme tu étais autrefois lorsque Dieu a commencé à te créer. Demande au vieillard de te conduire à l’infini plus tard et tu verras ce que Dieu veut faire de toi et tu trouveras qu’aujourd’hui tu es singulièrement inachevé. Que serait l’œuvre du créateur si elle était d’un jour; Dieu ne se repose jamais.»

Le vieillard disparut, et réveillé, levant les yeux au ciel, j’aperçus l’ange aux ailes blanches qui montait vers les étoiles. Sa longue chevelure blonde laissait dans le firmament comme une traînée de lumière.

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Laissez-moi vous faire part d’un cliché qui existe ici et qui a le don de m’énerver.

Les Maoris viennent de la Malaisie.

Sur les bateaux qui circulent dans l’océan Pacifique, et à leur débarquement à Tahiti, les fonctionnaires toujours instruits vous disent: «Monsieur, les Maoris sont d’exportation malaise.—Mais pourquoi?» vous écriez-vous!

Il n’y a pas de pourquoi. C’est le cliché, vu, revu et corrigé par tous les photographes.