Rien d’extraordinaire alors à ce que tous les serins sur cette terre chantent tous l’air des Noces de Jeannette. Rien d’extraordinaire que même plus tard, beaucoup plus tard, on retrouve aussi bien en Malaisie qu’en Océanie et en Afrique, etc., les quelques mots génériques que selon le gosier l’être primitif a pu prononcer, de même le mode de penser.
Ce qu’il voit, ce qu’il touche, ce qu’il sent sont d’abord, avant tout et pour tout, ce que l’homme a dû penser, le désir de prendre ensuite avec sa désignation du moi, et le moyen de prendre qui est la main.
De là ce mot rima ou lima qui veut dire main et qu’on retrouve dans presque toutes les langues, en Malaisie comme partout ailleurs, plus ou moins transformé comme prononciation. Le mot rama en latin n’y ressemble-t-il pas. De même pour le chiffre 5 qui représente une main et 10, deux mains. De tous temps connus les sauvages se sont servis de la brasse comme mesure du pied aussi.
Comme dans la Lettre volée d’Edgard Poë, notre esprit moderne ne peut voir ce qui est trop simple et trop visible, perdu dans les détails d’analyse. Comme dans la Bible, l’esprit des hommes monte en haut et l’esprit des hommes descend en bas. Nous ne saurions voir si bas et, malgré toutes nos recherches, nous n’arrivons pas à percevoir le mode de penser des animaux quand, hirondelles par exemple, elles arrivent à revenir à leur endroit de naissance. Soit avec la voix, soit avec leur queue, les chiens expriment leurs sentiments.
Nous nous en tirons, il est vrai, avec un cliché qui est l’instinct.
Cette question de langue a été une des grandes causes qui ont fait adopter ce cliché. Malaisie-Maoris.
Vaut mieux ne pas savoir que de savoir à tort.
Et j’affirmerai que pour moi, les Maoris ne sont pas des Malais, des Papoues ou des Nègres.
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Quand vous arrivez aux Marquises, vous vous dites, voyant ces tatouages qui couvrent et le corps et la figure tout entière: ce sont de terribles gaillards. Et puis ils ont été anthropophages.