«Voyons, monsieur Degas, est-ce que nous n’aurons pas le plaisir un jour de vous voir parmi nous aux Indépendants?»
Degas a souri aimablement... et vous dites que c’est un bourru!
Dans la pièce d’Ibsen, l’Ennemi du peuple, la femme (seulement à la fin), devient à la hauteur de son mari. Aussi banale et intéressée,—si ce n’est plus,—que la foule durant toute son existence, elle a juste une minute qui fond toute la glace du Nord qui est en elle. Et elle va au pays où vivent les loups.
C’est peut-être très observé, quoique je le conteste étant, moi aussi, humainement de la partie. Il faut bien peu de chose pour faire tomber une femme, tandis qu’il faut soulever tout un monde pour la relever.
Je connais un autre ennemi du peuple dont la femme non seulement n’a pas suivi son mari, mais encore a si bien élevé les enfants qu’ils ne connaissent pas leur père; que ce père toujours au pays des loups n’a jamais entendu murmurer à son oreille:... «Cher père.» A la mort s’il y a héritage ils se présenteront.
Suffit.
Quoi qu’il en soit, par cette fin le drame croule subitement. Une œuvre littéraire, un drame au théâtre, n’est pas œuvre de hasard soumis aux nécessités de convention et d’observation, pesée avec prudence au degré sentimental de vraisemblance.
Dans Pot-Bouille de Zola, Mme Josserand reste toujours Mme Josserand.
En cette matière je suis peu compétent, et sans contester en aucune façon le génie d’Ibsen je voudrais dire ceci que nous autres Français nous sommes peut-être aussi sérieux: moins lourds cependant.
Dans cette mythologie du Nord les vents me paraissent bien rudes et me mettent en quête d’un rayon de soleil.