Elle frémit et ne dira jamais
Ce vilain mot : la charmante hypocrite
Gagnant ainsi du temps et du plaisir,
Et ce ne fut qu’avec un grand soupir
Qu’elle lâche la parole susdite…
La veuve, n’a point pensé payer trop cher une telle merveille, mais elle a une sœur, qui est abbesse, et elle l’aime si tendrement qu’elle ne peut se refuser de lui faire part du secret, et de lui prêter le surprenant bijou. L’abbesse s’enferme si longtemps que les nonnes, inquiètes, ouvrent sa porte. Elle se reposait de douces fatigues. Sœur Agnès, la première aperçoit le fier Tarquin qui, lorsqu’elle a poussé un ah ! ah ! ne tarde pas à faire son office. On devine si le bel engin est bientôt disputé.
Il vous faudrait dire, Monsieur, comment, alors qu’il est précieusement clos dans sa cassette, il est volé par deux coquins, qui sont arrêtés, et le coffret, dans l’attente de leur jugement, est déposé chez le barigel. Celui-ci a une fille, qui venait de se marier. La curiosité la tente de savoir ce que contient la cassette. Elle l’ouvre, et elle est à ce point saisie par la vue de l’objet rencontré qu’elle a un grand ah ! ah ! dont, sur-le-champ, elle éprouve l’effet. Que sera désormais son époux, comparé à ce superbe athlète !
Et ce sont bien des aventures encore, qui sont des plus plaisantes, et dont l’inimitable accent de M. Robbé doublait le comique. Le miraculeux butin passe de belles en belles, jusqu’à ce que Gabriel, jugeant qu’il fait tort à l’amour, le reprenne.
Le beau phénix, transporté dans les cieux,
Devint le page et l’amant des comètes.