—Mais, si j'accepte d'avoir recours à Vitalis, vous n'exigerez sans doute pas d'être en tiers dans le dialogue?
—Histoire d'éclairer votre..... religion? Non, merci, c'est inutile. Je ne suis pas de la famille, moi.
—Peut-être même, ajouta-t-elle, comme pour lui rembourser ce cynisme qu'il lui avait fait voir, qu'elle ne lui connaissait pas encore,—peut-être pourrais-je voir mon cousin un après-midi que vous seriez à la chasse: nous aurions les coudées plus franches.
—Ma chère amie, vous avez une façon bien à vous de dédorer la pilule. Néanmoins, je reçois avec joie ce jour de vacances. Après demain, tout juste, il y a réunion à Nyxe..... C'est loin, Nyxe, comme vous savez, acheva-t-il en accentuant ces dernières paroles.
—Va pour après-demain.
—Eh bien, puisque nous sommes d'accord, Lili, embrassons-nous, reprit le notaire, dont les mains voulurent reprendre prise. Mais Basilida se recula tout au bord du lit, avec un dégoût qu'elle ne dissimula point.
—Ne me troublez pas, dit-elle. Je suis en train de rêver à notre entrevue d'après-demain.
Ces calculs étaient inutiles. Aux premières ouvertures, le surlendemain, qu'en fit, rouge déjà de honte, Basilida, Vitalis l'interrompit:
—De grâce, ne m'en dites pas davantage. Mon parrain m'en a parlé hier, et j'ai brûlé toutes ces paperasses devant lui.
—Vous aurez un baiser pour cela, petit cousin,..... le dernier.