(3) «Siam» équivalant d'ailleurs à l'ancien terme d'argot parisien «rupin» qui remonte au moins au XVIIe siècle (Cf le lexique de Cartouche ou le Vice puni, poème héroï-comique, 1701) qui présente à peu près le même sens, aujourd'hui, que: gentleman, homme élégant,
(4) dont les Anglais, en vertu de ce progrès inverse qui ramène leur langue au monosyllabisme,
(6) qui se trouve réappareillé à l'adjectif français: gent, e,
(7) et au substantif des langues d'oc «ïentou»
(8) dont on a formé le proverbe béarnais «Jentous dab ïentous»,
(9) qui fait penser à la loi des XII Tables portée contre les mariages mixtes: «Patribus cum Plebe connubii nec esto.»
(10) Il serait d'ailleurs impertinent d'établir un rapport rigoureux de la toponymie asiatique d'une part, au slang «siam» ou au français populaire «péquin» de l'autre. Il faut se rappeler que celui-ci ne tire point son origine de la capitale chinoise. Il s'apparenterait, plus vraisemblablement, au «pecq, pecque: niais, niaise» des langues d'oc.
(11) qui, du reste, se retrouve dans le français ancien.
—Ce sont là des vérités qu'il est bon de répandre, conclut Firmin, en ajoutant aussitôt, d'un air de surprise: Mais ce n'est pas de vous, Monsieur le Juge de paix. C'est signé: «Dessoucazeaux, auteur du Vocabulaire des locutions cérémonielles chez les peuples ibériques, petit in-12, chez Ribaut, à Pau.»