Mme de Mariolles rougit un peu. Elle songe au temps jadis qu'elle avait peur, en se déshabillant, et peut-être, tout au fond, un peu envie, de donner des tentations à son bon ange. Qu'il y a longtemps de cela. Elle n'ignore pas, aujourd'hui qu'elle est devenue une façon de philosophe, combien ces esprits sont indifférents à la matière, serait-ce une matière aussi précieuse que le corps de Sylvère; ou du moins elle les imagine tels, et peut-être n'est-elle pas, éloignée de croire qu'il y a une part de niaiserie dans les intelligences trop épurées.

Enfin ses fouilles sont terminées; et tout le bénéfice de Mariolles est là, sous trois ou quatre états allotropiques. Alors elle frappe à la porte de communication; mais comme il y a d'abord le cabinet de toilette, son mari n'entend sans doute pas. Elle frappe plus fort, et une voix étrange répond au loin:

—... mmm... qu'y a?

—C'est midi passé, et Mme de Mariolles. Ils voudraient vous dire un mot.

—N'entrez pas, n'entrez pas, s'écrie Mariolles enfin réveillé.

Et à part lui, il songe:

—C'est que je ne suis pas bon à regarder avec des pincettes. Ma parole, j'ai encore ma chemise de jour.

Tub hâtif et froid, bouchonnage, coup d'étrillé, soins divers, etc. Et Mariolles frappe à son tour.

Comme par hasard, Sylvère met son corset.

—C'est extraordinaire, se dit Mariolles, une femme à sa toilette. On peut y venir à n'importe quel moment: elle est toujours à mettre son corset...