—Moi! je ne peux pas le souffrir, vous savez bien.

—Ce n'est pas, je suppose, l'estime, ni l'admiration qui vous retiennent dans ses bras?

—Dans ses bras! Et Nane, haussant les épaules, rit avec mépris parmi ses larmes. Comme s'il y avait quelque chose à y faire! (Seigneur! Seigneur! que je suis malheureuse.)

—Pourquoi ne pas le faire pincer? D'après ce que vous me dites, en disant un mot aux inspecteurs.

—Non, non, s'écrie-t-elle d'une ardeur soudaine. Je ne veux pas qu'on lui fasse du mal. (Seigneur!)

Un silence désobligeant tombe sur nous, et dure. Malgré le brouhaha, j'entends que Nane soupire, de toute son enfantine douleur.

—Mais enfin, Nane, si vous ne l'aimez pas, ce d'Elche, ni ne l'estimez, et qu'il ne soit d'aucun usage, pourquoi le gardez-vous?

Nane interrompt ses pleurs, et réfléchit derrière la grille de ses cils:

—Je ne sais pas, dit-elle.

Cependant un petit cercle s'est formé, qui nous entoure. La Milanaise a repris son aigre boniment: