Voici, retrouvés, les fragments du bijou, tous ou à peu près. Nane s'en empare:

—Le collier est à moi, dit-elle d'un ton rageur, le monsieur pareillement; mais lui, on peut le garder.

C'était donc un homme aussi, la soubrette! J'interroge Nane, que j'ai fait asseoir dans un coin, et qui pleure.

—Bien sûr que c'en est un, gémit-elle: c'est d'Elche. Vous savez bien qu'il m'avait emprunté de l'argent?

—Comment diantre voulez-vous que je sache ces choses-là?

—Enfin, il l'a fait. Et puis dernièrement, comme je n'en avais plus, il m'a pris des bijoux; je ne voulais pas d'abord; mais il m'a forcée.

—Comment forcée?

—Oui, enfin. Il a—il a insisté. Ensuite, il ne m'a pas rendu les reconnaissances. Et ce soir, je le vois portant mon collier—et, avec un homme. Mais c'est bien fini—je le jure.

Et Nane pleure toujours.

—Enfin, vous l'aimez encore, ce poisson-là?