—Les barreaux des fenêtres et la solidité des portes défient toute espèce d'effraction... Et puis, j'ai des armes: tout un arsenal... Je sais m'en servir, et vous pensez si, au besoin, j'hésiterais à le faire...

Jacques Périn conclut d'un ton convaincu:

—Enfin, si, lorsque je suis seul, je vaux mon homme, j'en vaux dix lorsque j'ai le droit et la loi avec moi...

Par conséquent, n'ayez aucune inquiétude à mon sujet,—non plus qu'à propos de l'argent...

Cet argent est aussi à l'abri des malfaiteurs que si on l'avait confié aux caves de la Banque.

—Je n'en doute pas, déclara le régisseur, et je pars complètement rassuré: au revoir et à demain, compère!

—A demain, monsieur Tourangeau.

XIII
LA FUGITIVE

Jacques Périn était de taille et de corpulence ordinaires; d'apparence robuste et agile, encore que ses cheveux,—coupés presque ras,—qui grisonnaient vers les tempes, annonçassent ce que nous savons, de l'aveu du garde lui-même: c'est-à-dire que celui-ci confinait à la cinquantaine.

Sa moustache rejoignait une barbe courte et touffue qui lui recouvrait le bas du visage.