Puis, tout à coup, nos trois Anglais étaient repartis pour leur pays.
On affirmait, parmi leurs concurrents, qu'ils avaient découvert un truc facile à exploiter à Londres.
On ne se trompait point.
Ce truc avait nom Florette.
C'était une enfant que les Snail s'étaient procurée d'une façon qui sera indiquée plus tard.
Florette,—ou miss Flora, dès l'abord, sur l'affiche,—ne batifolait point sur la corde, avec ou sans balancier; elle ne se livrait à aucun exercice d'adresse ou de force sur le trapèze ou le tremplin; elle ne montait pas à cheval; elle ne faisait voltiger aucune espèce d'anneaux, de boules et de poignards; elle ne se démantibulait pas davantage pour se fourrer dans une boîte, exécuter le saut périlleux, marcher les pieds en l'air ou sauteler, comme une grenouille, la tête entre les jambes.
L'Angleterre est blasée sur ce genre de spectacles.
C'est la terre classique des gymnastes, des contorsionnistes, des horsewomen et des acropedestrians.
Elle en fournit le reste du monde. Les Snail ne l'ignoraient point. Ils s'étaient dit:
—Il faut inventer autre chose.