Les deux roturiers n'étaient rien moins que belliqueux...

Mais ils eussent payé mille louis l'honneur de figurer dans une affaire à côté du général de Kéraval et du duc de Montaran!...

Marignan obtint d'eux qu'ils se transporteraient sur-le-champ chez ces derniers:

—La discussion ne sera pas longue, leur dit-il. Vous me retrouverez ici. Je vous y attends, et nous dînerons ensemble quelque part dans les environs.

Après le départ des deux jeunes gens, il s'occupa de sa lettre à Me Bouginier.

Cette lettre concluait ainsi:

«Donc, M. de Saint-Pons sait tout. Avisez en vertu de la nouvelle situation que crée cet incident fâcheux et imprévu. L'autre personne est-elle instruite pareillement? Je l'ignore. Tâchez de vous en assurer et de m'en informer au plus tôt.

»Quoi qu'il en soit, rien n'est changé à ce que nous avions décidé. Ce Roger est un homme mort. Demain matin, ni vous ni moi n'aurons plus rien à craindre de lui.

»Si vous avez à me parler, je compte passer une partie de la soirée au restaurant de la Cascade, au bois de Boulogne, dont le chasseur vous portera ce billet.

»Dans tous les cas, l'on vous y indiquerait l'endroit où vous pourriez me rejoindre.»