—Asseyez-vous près de moi, lui dit-elle.

Il obéit. Elle reprit:

—Revenons à Florence Arnould, à celle qui m'appelait autrefois sa mère et que j'appelle aujourd'hui ma sœur.

Juste en ce moment, la Benjamine arrivait au pavillon... Elle pénétra dans le poêle et n'y rencontra personne. La maîtresse de Gervaise avait envoyé celle-ci au hameau chercher du lait chaud pour le déjeuner de leur hôte. La fillette était accoutumée à aller trouver son amie dans sa chambre. Elle monta donc l'escalier. On causait au premier étage. Mais ce n'était pas la voix de la petite servante qui répondait à la voix de la jeune femme. C'était celle du lieutenant. La Benjamine, qui atteignait le palier, s'arrêta brusquement. Son pas était si léger, que les deux interlocuteurs n'avaient pu l'entendre.

—Ah! oui, faisait le lieutenant, Florence Arnould, la blondinette du Coq-en-Pâte,—une jolie fille, sacrodioux!

—Une honnête fille, appuya Denise, et qui fera une honnête femme.

Le rouge monta vivement à la figure du brave garçon, qui questionna:

—Pourquoi diable me dis-tu cela, sœurette?

Le regard doux et mélancolique de Denise ne le quittait pas...

La jeune femme répondit: