Il était temps:

Une détonation éclata dans la verdure de la futaie,—et une balle vint s'aplatir contre la muraille du poêle qui faisait face à la fenêtre.

Si Joseph Arnould était resté une seconde de plus dans la ligne de mire du tireur, le projectile lui fracassait le crâne en faisant son trou par la nuque.

Le premier mouvement de l'aubergiste fut de se précipiter vers la croisée pour savoir d'où le coup partait.

Sébastien, une fois son fusil déchargé, s'était renfoncé rapidement sous le couvert, tandis que François—qui n'avait pu se rendre compte des résultats du coup de feu—détalait, pour le rejoindre, à travers le parc.

Tous deux, pourtant, ne s'éclipsèrent pas si vite, que Joseph ne les reconnût:

—Tout beau, messieurs mes frères! murmura-t-il, vous me traitez en chien enragé. Eh bien, on agira en conséquence. Les chiens enragés ont des dents, et il n'est pas beaucoup de gens qui reviennent de leur morsure.

Ensuite, s'adressant à la dentelière:

—Rassurez-vous, citoyenne. Je sais ce que c'est...

Il ramassa la balle et la mit dans sa poche: