—Ah! oui, au sujet de ce délai d'un mois...

Il s'arrêta sur le seuil:

—Eh bien, ne voulant pas être en reste de bons procédés avec vous et désireux de vous témoigner ma gratitude pour la petite machinette de tout à l'heure, je vous accorde... quinze jours. Nous coupons la poire en deux, hein? Par exemple, passé ce laps, il faudra être en règle et tenir vos promesses...

Il brossa son chapeau du coude, l'assura sur sa tête d'un coup sec, et, sortant:

—Ou c'est moi qui tiendrai les miennes. Souvenez-vous en. A l'avantage, et mes compliments au futur.

XIV
OU LE TERRAIN BRULE

Profitons de l'entr'acte qui sépare les dernières scènes, auxquelles vous venez d'assister, du dénouement de notre drame, pour établir brièvement la situation de chacun de nos différents personnages à l'approche de ce dénoûment.

Constatons, tout d'abord, qu'à son retour au Coq-en-Pâte, après la tentative de meurtre dont il avait failli devenir la victime, l'aîné des fils d'Agnès Chassard n'avait soufflé mot à personne de ce qui s'était passé au pavillon du garde.

Il n'avait adressé aucun reproche à ses cadets. Il ne leur avait manifesté aucune colère, aucune haine. Il s'était borné à leur déclarer que Denise Hattier avait réclamé de lui un délai de quinze jours pour se décider à faire un choix, et qu'il n'avait point jugé à propos de lui refuser ce délai.

De leur côté, les deux jumeaux avaient imité son silence. François s'était contenté de confier à Marianne: