«Le mot de ralliement sera:

»A la Monaco
»L'on chasse et l'on déchasse,
»A la Monaco
»L'on chasse comme il faut...

»La romance en vogue, quoi! Tirée de la circonstance! C'est en chantant que nous avons commencé d'opérer sur le champ de foire de Vittel: c'est en chantant que nous finirons dans les caves du Coq-en-Pâte.

»N'oubliez pas de vous armer. Il y aura peut-être du grabuge.

»Avec lequel j'ai l'avantage d'être votre élève dévoué.

»DÉCADI FRUCTIDOR.

«Post-Scriptum.—Ne cherchez pas votre fonfière (tabatière) derechef et en continuant. C'est moi qui l'ai. Je vous l'ai refaite itérativement dans la voiture en vous quittant.»

XVI
LE JOUR DES NOCES

L'église,—dont le clocher lançait à tous les vents du ciel ses plus éclatants carillons, et dont la nef, resplendissante de cierges et fleurie comme un reposoir, s'emplissait du bourdon des chantres, des accents solennels de l'orgue et des vapeurs parfumées de l'encens,—l'église, disons-nous, débordait de curieux.

Ceux qui n'avaient pu y entrer encombraient le porche et les rues avoisinantes. On s'était battu pour voir entrer la noce. On se battait à nouveau pour la voir sortir. Vittel était là, en entier,—et les Armoises pareillement.