Pour ne pas les priver tout à fait de ces plaisirs, je leur permettais le jeu de caries trois fois par an, ainsi que je l’ai dit.

Hors ces trois époques, malheur à celui qui était pris en flagrant délit! il était puni sévèrement.

Quant aux combats de coqs, j’avais permis qu’ils eussent lieu les dimanches et fêtes, après les offices.

A cet effet, j’avais fait construire des arènes publiques.

Dans ces arènes, en présence de deux juges dont les arrêts étaient sans appel, les spectateurs engageaient de forts paris.

Rien n’est plus curieux à voir qu’un combat de coqs.

Les deux fiers animaux , choisis et élevés exprès pour le jour de la lutte, arrivent sur le champ de bataille, armés de longs et tranchants éperons d’acier.

Leur tenue est superbe, leur démarche hardie et guerrière ils portent haut la tête, et battent leurs flancs de leurs ailes, dont les plumes simulent l’éventail orgueilleux du paon.

C’est avec un regard fier qu’ils parcourent l’arène, levant leurs pattes avec précaution, et se mesurant de l’œil avec colère.

On dirait deux anciens chevaliers armés en guerre, prêts à combattre sous les yeux de la cour assemblée.