«Retire-toi, et ne te présente jamais devant moi; je ne peux pas te pardonner, et si je te rencontre de nouveau, il faudra que je fasse mon devoir.»
S’il m’était inconnu, je lui disais avec bienveillance:
«Suis-moi.»
Je l’emmenais à mon habitation.
Là, je lui faisais déposer ses armes; puis, après l’avoir sermonné en l’engageant à persister dans sa résolution, je lui indiquais le lieu du village où je voulais qu’il construisît sa case, et, pour l’encourager, je lui faisais quelques avances, afin qu’il pût se nourrir en attendant que de bandit il devînt cultivateur.
Case indienne.
Je m’applaudissais chaque jour d’avoir laissé une porte ouverte au repentir, puisque je rendais par mes soins, à la vie honnête et laborieuse, des gens égarés et pervertis.
Je m’attachais aussi à habituer les Indiens à quitter leurs coutumes vicieuses et sauvages, sans pourtant employer trop de sévérité à leur égard : je savais qu’avec eux, pour obtenir beaucoup, il fallait se relâcher un peu.
Les Indiens sont passionnés pour les jeux de cartes et les combats de coqs , ainsi que je l’ai dit plus haut.