Les capitaines veilleront, en mouillant, à ne pas jeter leurs ancres sur les amarres des autres navires. Toutes les fois que leur position causera quelque dommage, ils seront tenus d’en changer.
Lorsque le navire aura mouillé, il ne pourra plus changer de place sans une permission.
Au mouillage du Canacao, dans l’intérieur des caps, les navires doivent mouiller avec deux ancres N. O. S. O. Plus loin des caps, ils ne peuvent pas se placer entre le télégraphe de Cavite et celui de Manille.
Les navires au mouillage peuvent faire des signaux à leurs consignataires ou propriétaires. Si ces derniers ne pouvaient pas y répondre, l’autorité facilitera les secours demandés toutes les fois que les circonstances le permettront.
En cas de détresse ou de danger, des coups de canon pourront se répéter par intervalles, avec le pavillon hissé.
Ce pavillon sera toujours le pavillon national, et si c’est nécessaire, il en sera hissé un de signal; s’il n’y en avait pas à bord, on le remplacerait par un prélart.
| Secours demandés. | Pavillons. | Coups de canon. |
| Pour une amarre. | 1 au beaupré. | 1 |
| —une ancre. | 1 dans les haubans de misaine. | 1 |
| —amarre et ancre. | 1 au beaupré. | 1 |
| 1 dans les haubans de misaine. | ||
| —une chaloupe. | 2 au mât de misaine. | 1 |
| —révolte à bord. | 1 dans les haubans du grand mât. | 1 |
| —incendie. | 2 à la pomme du grand mât | 2 |
FIN.
[1] Le voyageur, surpris par ces grands incendies qui embrasent souvent plusieurs lieues à la fois, est obligé, pour se soustraire au danger du feu, alors qu’il est encore assez éloigné des flammes qui menacent de l’entourer, de mettre lui-même le feu aux grandes herbes qui sont sur la route. Il se retire ensuite à quelques pas, dans la direction opposée à celle que suivent les flammes poussées par le vent; lorsqu’elles ont détruit toutes les matières combustibles sur leur passage, le voyageur rentre dans l’espace mis à nu, et attend, sans aucun risque, que l’incendie qui le menaçait ait accompli son œuvre de destruction.