[Note 225: ][ (retour) ] Madame Fouquet méritoit en effet ces éloges: c'étoit une femme de beaucoup de sagesse et de piété, et elle le montra bien par la vie exemplaire qu'elle mena dans la retraite après la disgrâce de son mari.
[Note 226: ][ (retour) ] Les logis qu'habita successivement Scarron, rue des Douze-Portes, au Marais, puis rue de la Tixeranderie, où il étoit venu s'établir récemment après une courte excursion dans la rue des Saints-Pères, étoient le rendez-vous et le centre de réunion non seulement de beaucoup de littérateurs, mais d'une foule de hauts personnages, comme le cardinal de Retz, et les petits-maîtres qui furent les héros de la Fronde, le maréchal d'Albret, le duc de Vivonne, le commandeur de Souvré, les comtes de Selles, du Lude et de Villarceaux, D'Elbène, Mata, Grammont, Châtillon, le marquis de la Sablière. Quelquefois même de grandes dames ne dédaignoient pas de se montrer chez le cul-de-jatte, telles que madame de la Sablière, la marquise de Sévigné, la comtesse de La Suze, la duchesse de Lesdiguières; mais il faut avouer qu'il y recevoit surtout soit des femmes de réputation équivoque, comme Marion Delorme et Ninon, soit des femmes auteurs, comme mademoiselle de Scudéry et madame Deshoulières.