1857

Droit de traduction réservé


A

GIACOMO MEYERBEER

Cher grand Maitre,

Vous m’avez permis d’attacher votre nom illustre à ce livre modeste où il est souvent question de l’art admirable qui n’a pas de secrets pour vous. Les hasards de la vie m’ont rapproché d’un homme intéressant qui m’a honoré de sa confiance, et dont les nombreuses vicissitudes m’ont paru dignes d’être racontées au public. La longue carrière du chevalier Sarti, ses voyages, la nature de son esprit, la variété de ses lumières, son goût pour la musique, dont il a fait une étude approfondie, ont excité ma curiosité et m’ont fourni les matériaux d’une histoire où l’amour, l’art et la poésie se croisent et se confondent incessamment.

Publié, pour la première fois, dans la Revue des Deux-Mondes, par fragments qui ont paru à de longs intervalles, ce livre contient le récit d’une période bien déterminée de la vie du chevalier Sarti. L’action qui se passe à Venise s’arrête avec le XVIIIe siècle, à la chute de la république de Saint-Marc.