Quiconque veut se garantir
De l'amende du commissaire,
De mes balais doit se garnir;
On ne sauroit jamais mieux faire.
Vers 1850, on rencontrait des marchands sur la voie publique avec un assortiment de petits balais suspendus à leur boutonnière et plusieurs grands balais chargés sur les épaules. Ils criaient: «Des balais! eh! l'marchand de balais!» ou bien: «Faudra-t-il des balais?»
Parmi les types populaires de la rue, vers le milieu du siècle, figuraient les marchandes de balais alsaciennes. Le Charivari, de 1832, représentait le ministre Humann en Alsacienne vendeuse de petits balais; plus tard, dans l'opérette d'Offenbach, Litchen et Fritchen, Litchen chantait:
Petits palais!
Petits palais!
Je vends des tuts petits palais!
Petits palais!
Petits palais!
Ah! voyez qui's sont pas laids!
* * * * *
En Basse-Bretagne, on appelle les sabotiers Botawér prénn, cordonniers en bois; ailleurs ils portent le sobriquet de «fabricants de cuir de brouette», qui rentre dans le même ordre d'idées. Les proverbes qui ont trait à cette profession sont peu nombreux:
[Illustration: Balets, Balets, achetez mes bons Balets
Marchand de balais, d'après Poisson (fin du XVIIIe siècle).]
Po vez ker al ler E c'hoarz ar boutaouer.
Quand le cuir est cher,—Rit le sabotier. (Basse-Bretagne.)