—On 'pout bé iesse chaboti et fer des taile di bois.—On peut bien être sabotier et faire des terrines de bois. (Pays wallon)
[Illustration: Balais Balais]
Au XVIIe siècle, on disait ironiquement à un fainéant qui n'avait qu'un métier imaginaire: C'est Guillemin Croquesolle, carreleur de sabots.
Les paysans font figurer en bon rang les sabotiers parmi les artisans qui ont voué un culte spécial à saint Lundi; la chanson qui suit, recueillie en Haute-Bretagne, prétend qu'ils chôment également plusieurs autres jours de la semaine:
Ce sont messieurs les sabotiers
Qui s'croient plus qu'des évêques.
Car du lundi
Ils en font une fête.
Il faut bûcher,
Il faut creuser.
Tailler vite et parer fin,
Se coucher tard
Et lever matin.
Et le mardi
Ils vont voir leur maîtresse,
Le mercredi,
Ils ont mal à la tête,
Et le jeudi
Ils s'y reposent en maîtres,
Le vendredi
Ils travaillent à tue-tête,