—I n' fût nin qwitter l' marihâ sins li payi ses fiér.
Il ne faut pas quitter le maréchal sans lui payer ses fers. Ne demeure pas le débiteur de celui avec qui tu te brouilles. (Belgique wallonne.)
—Quand on quitte chés marichaux, i feut payer les vins fers. (Picardie.)
—A marihâ s'clâ. A chaque marihâ s'clâ.
Chacun ne doit s'occuper que de son métier. (Belgique wallonne.)
—Bau mey paya haure que haurillon.
Il vaut mieux payer un bon forgeron qu'un mauvais. Mieux vaut s'adresser à Dieu qu'à ses saints. (Béarn.)
—Les coups sont inutiles sur le fer froid. (Algérie.)
—Où va ton argent, ô muletier? il s'en va en fers et en clous: se dit d'une personne qui a fait de mauvaises spéculations. (Algérie.)
On applique aux forgerons le proverbe commun à tant de métiers, dont le type le plus connu en France est: Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés. Un ancien dicton anglais associe même les deux professions: The smith's mare and the souter's wife are aye warst shod: La jument du forgeron et la femme du cordonnier sont toujours les plus mal chaussées. Sa forme plus moderne est celle-ci: Who goes more bare than the shoemaker's wife and the smith's mare: Qui est plus nu-pied que la femme du cordonnier ou la jument du maréchal. En voici quelques autres qui se rattachent au même ordre d'idées. En Italie, on dit: In domo de ferreri schidoni de linna. Dans la maison du forgeron, broche de bois. En Espagne: En casa del herrero cuchillo mangorerro. Chez le forgeron, le plus mauvais outil est le couteau. En Portugal: En casa de ferreiro espeto de páo. Dans la maison du forgeron broche de bois.