À Iffendic une pierre à bassin, située à la queue de l'étang de Tromelin, est connue sous le nom de Pas-de-Saint-Martin; les gens du pays prétendent que l'excavation que l'on voit dans sa partie médiane est l'empreinte de l'un des pieds du saint. On s'y rend en pèlerinage pour la guérison de la fièvre, et l'on dépose dans le pas des pièces de monnaie et de petites croix de bois.

(P. Bézier, l. c., p. 9, 222).

Entre le Clion et Pornic, se trouve une vallée très agréable, où l'on voit la fontaine dite de Saint-Martin, lieu de pèlerinage pour beaucoup de gens de la région. On lui attribue des propriétés merveilleuses et multiples. Une quantité considérable de petites croix de bois entoure la source qui sort du rocher.

D'après la légende, saint Martin vint visiter le pays, monté sur son cheval; celui-ci frappa la terre d'un coup de sabot et la source jaillit sous le choc.

(Revue des Traditions populaires, t. IX, p. 619).

À Mégrit, une pierre posée à la surface du sol porte le nom de Pierre de Saint-Patrice; elle est percée dans toute sa longueur. C'est dans ce trou que, d'après la légende, saint Patrice s'est caché pendant longtemps.

(E. de la Chenelière. Inventaire des Mégalithes des Côtes-du-Nord, p. 3).

À Noyal-sous-Bazouges, une pierre, située à six cents mètres du village de Saint-Léger, dans le champ de l'Autel, est connue dans le pays sous le nom d'Autel de saint Léger. La face supérieure présente, à quelques centimètres du bord extérieur, une rainure encadrant la partie centrale, sur laquelle sont ébauchées à coups de ciseaux, de petites croix.

Une tradition locale rapporte que c'est sur cette pierre que saint Léger, patron de la paroisse voisine, célébrait la messe.