(P. Bézier, Inventaire, p. 86).

La sainte Vierge se promenait sur les landes de Pléchâtel, filant sa quenouille, et portant sur sa tête Pierre-Longue et dans son tablier les Pierres Blanches, lorsque son fuseau tomba à terre. Elle se baissa pour le relever et, dans le mouvement qu'elle fit, la pierre qu'elle portait sur la tête glissa et se ficha en terre dans la place même où était tombé le fuseau, puis celles du tablier «s'envolèrent» et allèrent former dans le champ des Meules, un cordon pour le fuseau de Pierre-Longue. Telle est l'origine légendaire d'un alignement autrefois considérable, dont il ne reste plus que quelques fragments.

(P. Bézier, l. c., p. 179).

À quelque distance du bourg de Saint-Viaud est un rocher dans lequel on montre une grotte qu'on assure avoir été la demeure de saint Viau; cet endroit nommé Pierre Cantin et aussi la «Pierre qu'a nom» est en grande vénération dans le pays et l'on y vient en pèlerinage pour les maux de reins; les habitants s'imaginent y voir, tracée sur la pierre, l'empreinte des pieds du saint, de son bâton, de son livre, de son bonnet, etc. On y fait de pieux pèlerinages.

(Girault de Saint-Fargeau. Géographie de la Loire-Inférieure, 1829.—Ogée. Dictionnaire de Bretagne).

En la paroisse de Bains (Ille-et-Vilaine), sur le sommet de la colline de Guerchomin, appelée peut-être jadis: Guerc'h er men, la pierre de la Vierge, se voient quatre gros blocs de quartz, dont l'un mesure plus de deux mètres de haut et qui proviennent d'un cromlech ruiné.

Chaque année, pendant la nuit de Noël, quatre évêques venus des quatre points de l'horizon, s'y réunissent au coup de minuit et officient sur cette pierre toujours respectée. Puis, aussitôt leur office terminé, ils s'en vont ensemble vers l'occident, après avoir fait par trois fois le tour d'une autre grosse pierre celtique située non loin de là et nommée la Roche-Aboyante[2]. Ils sont désignés parfois sous le nom de: «Saints des quatre saisons» auxquelles chacun doit présider pour sa part au cours de l'année nouvelle.

(Dermars, Redon et ses environs, 1860, et traditions locales communiquées par le marquis de l'Estourbeillon).

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