[51]: M. de Metternich a dit lui-même, en parlant de son interlocuteur: «Je le trouvai dans un état de surprise difficile à dépeindre... Tiré par l'événement même d'un long sommeil de méfiance et d'une quiétude fortement empreinte de nuances libérales, il ne m'a pas paru difficile de lui faire adopter, sans beaucoup d'efforts, plusieurs de mes jugements. Le plein se déverse facilement dans le vide.» (Mémoires de Metternich, t. V, p. 63.)

[52]: Sur les rapports de M. de Metternich et de M. de Nesselrode en juillet et août 1830, voyez les Mémoires de Metternich, t. V, p. 7-17, et p. 62 à 63.

[53]: Voy., pour connaître cet état des esprits, les études de M. Saint-René Taillandier sur l'Allemagne, notamment celles sur Frédéric-Guillaume IV et le baron de Bunsen.

[54]: Dépêche confidentielle adressée, le 12 octobre 1835, par M. le duc de Broglie, ministre des affaires étrangères, à M. Bresson, ambassadeur à Berlin. (Documents inédits.)

[55]: Notes inédites de Duvergier de Hauranne.

[56]: La Monarchie de 1830, p. 93 (1831).

[57]: Lord Palmerston, de passage à Paris, écrivait de cette ville, le 9 décembre 1829: «C'est étonnant de voir combien chaque Français déraisonne au sujet de ce qu'il appelle «nos frontières»; chacun d'eux déclare qu'il couperait volontiers ses deux mains pour obtenir la frontière du Rhin.» (Bulwer, Life of Palmerston, t. I, p. 324.)

[58]: M. Quinet écrivait à sa mère, en août 1830, au sujet des populations de la Prusse rhénane: «On est enivré de joie, et tout le peuple des bords du Rhin n'attend qu'un signal pour se réunir à la France.»

[59]: M. Quinet écrivait en 1831: «Il est visible que le bruit de guerre universelle, qui éclate depuis un an, n'est que l'écho des marches de la Convention et de l'Empire dans le génie de notre époque.» (L'Allemagne et la Révolution.)

[60]: Sur plusieurs points, les droits de douane et les contributions indirectes, notamment celles sur les boissons, cessaient d'être payés.