[111]: M. Guizot a dit plus tard de Louis-Philippe, en causant avec M. Senior: «Plein de bravoure personnelle, il était timide en politique; il préférait l'adresse à la force, et cherchait toujours à tourner les obstacles, au lieu de les attaquer de front.»

[112]: Dans ses dernières années, cependant, Louis-Philippe avait perdu beaucoup de ses illusions sur 89; il écrivait en parlant de cette époque: «Nous avons fait tant de sacrifices, tant d'abandons, tant de destructions, que nous avons rendu la monarchie impossible, sans rendre la république possible.» (Cité dans une lettre écrite par le duc Pasquier, en 1857.)

[113]: Sarrans, Louis-Philippe et la contre-révolution, t. Ier, p. 218.

[114]: Cf. les Souvenirs du feu duc de Broglie.—Un jour, M. Dupin révélait au conseil qu'un personnage, proposé pour un haut poste, avait subi un procès scandaleux en cour d'assises; peu après, le candidat évincé, mis au courant de ce qui s'était passé, venait demander raison au ministre qui avait révélé ses antécédents. (Mémoires de M. Dupin.)

[115]: M. Guizot s'étant un jour risqué à mal parler de certains agitateurs, M. Salverte lui répondit: «Les hommes dont vous parlez peuvent avoir des opinions exaltées... Gardez-vous pour cela de les traiter comme des ennemis... Souvenez-vous que ces hommes ont combattu avant nous.»

[116]: Souvenirs du feu duc de Broglie.

[117]: Mémoires de M. Guizot, t. II, p. 40 et 41.

[118]: Le maréchal Maison, MM. Odilon Barrot et de Schonen.

[119]: Lamennais, encore catholique, se plaint, dans une lettre d'octobre 1830, du trouble jeté dans les esprits par ces prédictions.

[120]: Réminiscences, par Coulmann, t. II.