[187]: Mémoires de M. Guizot, t. I, p. 141 et 156.
[188]: Six jours après la formation du cabinet, le National du 8 novembre dénonçait une «inquiétude» générale, et il ajoutait: «La France manque plutôt de confiance que de calme. Son mal le plus grand est l'incertitude. L'impatience d'arriver à une situation définitive, ou du moins nette et précise, se fait remarquer sur tous les points du territoire... Sur un mot, l'inquiétude augmente; sur un bruit de ville, la frayeur se répand.»
[189]: Correspondance de Béranger, lettre du 23 novembre.
[190]: Le National, passim, en novembre et décembre 1830.
[191]: La Monarchie de 1830, p. 126.
[192]: O. Barrot a écrit, deux ans plus tard: «Il faut le dire, la garde nationale était au moins partagée sur la conduite qu'il y avait à tenir dans cette circonstance; la très-grande majorité, ou du moins la partie énergique et active de cette garde, demandait que le sang versé en juillet fût expié par du sang.» (Lettre écrite en 1832, Mémoires, t. I, p. 194.)
[193]: Carrel, revenant après coup sur ces événements, a écrit que le ministère, «impuissant», avait été «obligé de livrer à la garde nationale une dictature de quelques jours». (National du 20 février 1831.)
[194]: Expression de M. O. Barrot, dans un discours prononcé à la Chambre, le 20 décembre.
[195]: M. O. Barrot disait, par exemple: «Sorti de vos rangs, en parfaite sympathie d'opinion et de sentiments avec vous, ce que vous éprouvez, je l'éprouve. Je ne suis étranger ni à votre impatience de voir réaliser au milieu de nous des institutions promises, ni à vos justes ressentiments.» La Fayette parla à cette époque, pour la première fois, de ce prétendu «programme de l'Hôtel de ville» auquel il mettait le Roi en demeure de se conformer.
[196]: Odilon Barrot, Mémoires, t. I, p. 194, 196.