[425]: «Que m'importe l'empire? disait un jour Mahmoud à un conseiller qui cherchait à l'effrayer sur les desseins des Russes; que m'importe Constantinople? Je donnerais Constantinople et l'empire à celui qui m'apporterait la tête de Méhémet-Ali.»
[426]: Mémoires de M. de Metternich, t. V, p. 490 à 500.
[427]: «Je crois,—écrivait confidentiellement le duc de Broglie à Talleyrand, le 21 janvier 1833,—que les intérêts du gouvernement anglais, sur ce point, sont identiques aux nôtres et que le temps presse. J'ai tout lieu de croire que, si nos deux gouvernements s'entendent bien, l'Autriche finira par se réunir à nous contre l'agrandissement éventuel de la Russie. C'est là l'œuvre que vous avez tentée au congrès de Vienne et que les Cent-Jours sont venus déranger. C'est à vous qu'il appartient de l'achever.» Un peu plus tard, le duc de Broglie se plaignait de «l'extrême froideur avec laquelle le gouvernement anglais avait accueilli, depuis trois mois, ses diverses ouvertures relativement à l'Orient». Et il ajoutait: «En vérité, ce n'est pas ma faute. Depuis mon entrée au ministère, je n'ai cessé de solliciter l'Angleterre d'envoyer un ambassadeur à Constantinople. J'ai communiqué, presque jour par jour, à lord Granville, toutes les dépêches que je recevais et que j'écrivais à ce sujet. Je l'ai averti, prié, pressé... Tout serait fin; à Alexandrie et à Constantinople, si le cabinet anglais avait voulu.» (Correspondance confidentielle du duc de Broglie et de M. de Talleyrand, Documents inédits.)
[428]: Lettre confidentielle du duc de Broglie à Talleyrand, du 22 mars 1833. (Documents inédits.)
[429]: Méhémet-Ali, dans ses conversations avec les consuls étrangers, se disait «étonné que le gouvernement français, qui, depuis deux ans, n'avait cessé de faire des démarches auprès de lui pour l'engager à déclarer la guerre à la Porte, osât maintenant lui proposer la paix à des conditions si peu avantageuses». (Hillebrand, Geschichte Frankreichs, 1830-1870, t. I, p. 531.) Le pacha dénaturait évidemment les faits, pour exciter les autres puissances; néanmoins il est certain que le langage de notre consul à Alexandrie n'avait pu le préparer à la communication de l'amiral Roussin.
[430]: Mémoires de Gréville, t. II, p. 367.
[431]: Correspondance confidentielle du duc de Broglie et de M. de Talleyrand. (Documents inédits.)
[432]: M. de Metternich se plaignait, avec une extrême amertume, de l'«intolérable jalousie de l'amiral Roussin». (Mémoires, t. V, p. 502 à 508.)
[433]: Mémoires inédits de M. de Sainte-Aulaire.
[434]: Ibid.