[475]: Mémoires de M. de Metternich, t. V, p. 466, 467, 551 à 554, 611, 639 à 642.

[476]: «La reine Isabelle, écrivait M. de Metternich, le 17 septembre 1834, est la Révolution incarnée dans la forme la plus dangereuse; don Carlos représente le principe monarchique aux prises avec la Révolution pure. La question ainsi posée est claire, et les vues comme les vœux des puissances conservatrices ne sauraient former l'objet d'un doute.» (Mémoires, t. V, p. 640.)—M. Ancillon, ministre dirigeant de la Prusse, avait dit, de son côté, le 27 octobre 1833: «On ne saurait se déguiser que sous la question de la succession se cache une question bien autrement importante et vitale pour la politique européenne, savoir: l'Espagne restera-t-elle attachée au système conservateur et purement monarchique, et, dans le cas d'une guerre générale, sera-t-elle pour les défenseurs de ce système, au besoin, une alliée utile? ou bien l'Espagne entrera-t-elle dans le système révolutionnaire et constitutionnel, et s'attachera-t-elle au char de la France?... La première alternative aurait lieu si don Carlos montait sur le trône; la seconde se réaliserait infailliblement, tôt ou tard, par le triomphe de la cause de la Reine.» (Hillebrand, Geschichte Frankreichs, 1830-1870, t. Ier, p. 573-574.)—Le czar Nicolas était peut-être plus chaud encore pour don Carlos.

[477]: Les dépêches des ambassades ou des chancelleries étrangères montrent bien en effet qu'au moins, au premier moment, il n'y aurait eu aucun acte de guerre. (Hillebrand, Geschichte Frankreichs, 1830-1870, t. Ier, p. 582-583.)

[478]: Mémoires de M. de Metternich, t. V, p. 606.—Hillebrand, Geschichte Frankreichs, 1830-1870, t. Ier, p. 578-588.

[479]: Hillebrand, Geschichte Frankreichs, t. I, p. 588.

[480]: Hillebrand, ibid., p. 588.

[481]: Documents inédits.

[482]: Correspondance du duc de Broglie. (Documents inédits.)

[483]: Dépêche du 8 juin 1835.

[484]: Dans une lettre écrite de Berlin, le 2 novembre 1835, M. Bresson disait de sir R. Adair, ministre anglais en Prusse, chez lequel il avait constaté peu de bienveillance envers la France, «Pendant cinquante ans, il a vu la lutte de l'Angleterre et de la France: il y a joué un rôle. Ses habitudes sont prises, ses inclinations formées. Il n'accepte qu'avec restriction l'alliance actuelle des deux pays.» Il indiquait comme «n'ayant pas d'autre manière de faire», lord Ponsomby, ambassadeur à Constantinople; sir Frédéric Lamb, ambassadeur à Vienne; M. Villiers, ambassadeur à Madrid. (Documents inédits.)