[465]: Mémoires de M. de Metternich, t. VI, p. 51, 52 et 92.
[466]: Documents inédits.
[467]: Mémoires de M. de Metternich, t. V, p. 590, 622, 643 à 646.
[468]: «Les ministres anglais, écrivait M. de Metternich, le 6 avril 1833, sont mille fois pires que le juste milieu pris en masse et en détail.» (Mémoires, t. V, p. 462.) Cf. aussi ibid., p. 481.
[469]: Le préambule de ce projet de traité disait: «Voulant, dans un esprit de conciliation et de paix, resserrer les liens étroits qui unissent déjà les deux peuples, et offrir à l'Europe, par cette alliance fondée sur la loi des traités, la justice et les principes conservateurs de l'indépendance des États et du repos des nations, un nouveau gage de sécurité et de confiance.....» L'article premier stipulait une «alliance défensive». L'article 2 disait que les deux parties «s'engageaient à se concerter, dans toutes les occasions où le repos de l'Europe et l'indépendance des États qui la composent leur paraîtraient compromis». (Dépêche confidentielle du 16 décembre 1833. Documents inédits.)
[470]: Documents inédits.—M. Guizot, dans ses Mémoires (t. III, p. 284 à 287), présente le duc de Broglie, comme étant opposé à ce projet d'alliance; M. Hillebrand (Geschichte Frankreichs, t. I, p. 561) prétend, de son côté, que M. de Talleyrand avait proposé cette alliance à l'Angleterre, sans avoir consulté le duc de Broglie. Ces deux assertions ne paraissent pas conciliables avec les faits que nous révèle la correspondance confidentielle du duc de Broglie et de M. de Talleyrand.
[471]: Lettre de M. de Talleyrand au duc de Broglie, en date du 3 janvier 1834. (Documents inédits.)
[472]: Le duc de Broglie écrivait à lord Brougham, le 25 octobre 1833: «Quant à nous, nous eussions fort préféré que don Carlos eût succédé naturellement à son frère, selon la loi de 1713. Cela était infiniment plus dans l'intérêt de la France. La succession féminine, qui menace de nous donner un jour pour voisin je ne sais qui, nous est au fond défavorable.» (Documents inédits.) Louis-Philippe développait la même idée dans une conversation qu'il avait avec le prince Esterhazy, le 23 mai 1834. (Mémoires de M. de Metternich, t. V, p. 600.) Cf. aussi, sur les sentiments de Louis-Philippe, relativement à don Carlos, Bulwer, Life of Palmerston, t. III, p. 24; et Hillebrand, Geschichte Frankreichs, 1830-1870, t. I, p. 597.
[473]: Que les légitimistes français affectassent de mettre sur le même rang le duc de Bordeaux, dont le titre héréditaire était incontestable, et don Carlos, dont le droit était au moins douteux, on peut en être surpris. Mais on comprend encore plus mal comment ils solidarisaient la cause de leurs princes avec celle de don Miguel, le moins «légitime» des prétendants. Jean VI, mort en 1826, avait laissé la couronne à son fils aîné don Pedro. Celui-ci, déjà empereur du Brésil, abdiqua la couronne du Portugal en faveur de sa fille encore mineure, dona Maria. Il confia la régence à son frère cadet don Miguel, et lui promit la main de la Reine. Mais, à peine cet arrangement pris, don Miguel usurpa la couronne de celle qui était à la fois sa nièce, sa pupille et sa fiancée (1827). En 1831, don Pedro, ayant cédé l'empire du Brésil à son fils, vint, en personne et les armes à la main, revendiquer les droits de sa fille. Après une guerre acharnée, il s'empara de Lisbonne, se trouva maître de presque tout le Portugal et put installer sa fille (1833). Don Miguel continuait cependant à tenir la campagne à la fin de 1833 et au commencement de 1834.
[474]: Un peu plus tard, le duc de Broglie disait dans une lettre confidentielle à M. Bresson: «Je ne saurais oublier que mon excellent ami Villiers (qui devait être lord Clarendon), passant par Paris pour se rendre en Espagne, et emportant, écrit de ma main, le plan d'une intervention simultanée entre la France, l'Angleterre et l'Espagne, pour la délivrance du Portugal, plan qui n'entrait pas dans ses instructions, mais qui lui a paru bon à mettre en œuvre, n'a rien eu de plus pressé, tout en l'adoptant, que de travailler à en exclure le gouvernement français qui l'avait suggéré.» (Lettre du 12 octobre 1835. Documents inédits.)