[455]: L'irritation méprisante du duc de Broglie à l'endroit de la manifestation de Münchengraetz se manifestait dans sa correspondance confidentielle de cette époque. (Documents inédits.)

[456]: Cf. le texte de cette dépêche, Histoire de la politique extérieure du gouvernement français, 1830-1848, par M. d'Haussonville, t. I, p. 47 à 51.

[457]: Dans une lettre confidentielle du 17 décembre 1833, M. Bresson rapportait que M. Ancillon, tout en n'osant se séparer de Vienne et de Saint-Pétersbourg, était au fond très-mécontent de la mauvaise affaire où l'avait engagé M. de Metternich. Notre ambassadeur ajoutait: «Les entours du Roi, que votre énergie a intimidés, prodiguent des explications et des excuses qui équivalent à un désaveu... Tout cet entourage se compose d'excellentes gens, très-pacifiques, qui ne demandent qu'à finir leurs jours dans le calme.» (Documents inédits.)

[458]: Voir la correspondance de M. de Barante, alors ambassadeur à Turin. M. d'Haussonville, Histoire de la politique extérieure, t. I, p. 247 à 251.

[459]: Le duc de Broglie écrivait notamment à M. Bresson, en parlant du récit qu'il avait fait, dans sa dépêche circulaire, de l'entretien avec le chargé d'affaires autrichien: «Je serais prêt à prêter serment de l'exactitude de ce récit, et je porte défi à qui que ce soit de le contredire en ma présence.» Il disait encore dans une lettre à M. de Sainte-Aulaire: «Le son de ma voix articulant cette parole (sur le Piémont) retentit encore dans mon oreille.» (Documents inédits.)

[460]: Le Journal des Débats disait, le 9 septembre 1833: «Nous louons la France d'avoir porté d'abord sa sollicitude à ses frontières et d'avoir dit: «Il ne s'y fera rien sans moi.» La Belgique, la Suisse et le Piémont, question d'indépendance. La Pologne, l'Italie, l'Allemagne, question d'influence. Dans le premier cas, les armes; dans le second, les négociations.»

[461]: M. Hillebrand, dans l'ouvrage allemand que nous avons plusieurs fois eu l'occasion de citer, et où il se montre fort hostile à la France, sans doute pour la remercier de l'hospitalité et des faveurs qu'il en a longtemps reçues, tâche de reprendre l'accusation portée autrefois contre le duc de Broglie et lui reproche formellement d'avoir forgé, après coup, un faux récit de son entretien avec le chargé d'affaires autrichien. Ce que nous avons dit suffit à réfuter l'historien prussien. D'ailleurs, cette querelle, qui avait déjà peu d'intérêt sur le moment même, en a moins encore dans l'histoire: elle était vraiment indigne d'y être transportée.

[462]: Hillebrand, Geschichte Frankreichs, 1830-1870, t. I, p. 562.

[463]: Le duc de Broglie écrivait, à la fin de 1833, à M. de Sainte-Aulaire: «En attendant, il n'y a sorte de coquetterie que le gouvernement russe ne cherche à nous faire.» (Documents inédits.)

[464]: À cette époque, Ferdinand venait de succéder, à Vienne, à l'empereur François. Du reste, M. de Metternich continuait à gouverner la diplomatie autrichienne.