[36]: Dupin, Mémoires, t. II, p. 304.
[37]: Papiers inédits.
[38]: «La liberté, s'écriait alors M. Guizot, est née quelquefois après les révolutions, et je ne doute pas qu'elle ne vienne après la nôtre, de même que l'ordre est venu quelquefois après le despotisme; mais l'esprit de révolution, l'esprit d'insurrection est un esprit radicalement contraire à la liberté.» Il montrait la cause de cette «anarchie croissante de la société et des esprits» dans «ces restes d'idées, de passions et d'habitudes anarchiques, venues soit de la Révolution française, soit des tentatives continuelles de complots, de conspirations contre le gouvernement déchu». (Discours des 28 novembre, 29 décembre 1830 et 27 janvier 1831.) Quelques mois auparavant, le ministère dont M. Guizot était un des membres importants, s'était associé officiellement à une manifestation en place de Grève, qui était une réparation solennelle faite à la mémoire des «sergents de la Rochelle» condamnés, en 1822, pour conspiration.
[39]: La Démocratie en France, par M. Guizot (1849).
[40]: Discours du 5 octobre 1831.
[41]: M. Guizot définit ainsi ce parti: «Caput mortuum de ce qui s'est passé chez nous de 1789 à 1830, collection de toutes les idées fausses, de toutes les mauvaises passions, de tous les intérêts illégitimes qui se sont alliés à notre glorieuse révolution et qui l'ont corrompue quelque temps, pour la faire échouer aussi quelque temps.» (Discours du 11 août 1831.)
[42]: Discours du 20 septembre 1831.
[43]: Discours du 11 août 1831.
[44]: M. Guizot devait écrire plus tard: «Un peuple qui a fait une révolution n'en surmonte les périls et n'en recueille les fruits que lorsqu'il porte lui-même sur les principes, les intérêts, les passions, les mots qui ont présidé à cette révolution, la sentence du jugement dernier, séparant le bon grain de l'ivraie et le froment de la paille destinée au feu. Tant que ce jugement n'est pas rendu, c'est le chaos; et le chaos, s'il se prolongeait au sein d'un peuple, ce serait la mort.» (La Démocratie en France, 1849.)
[45]: Voyez notamment le discours du 21 décembre 1831.