[116]: Guizot, Mémoires, t. II, p. 311-312.
[117]: C'est ainsi que Henri Heine le représentait alors, «le cœur dévoré par tous les serpents du remords et la tête chargée de toutes les malédictions de l'humanité». Et il ajoutait: «Les damnés de l'enfer se consoleraient entre eux, en se racontant les tourments de cet homme.»
[118]: On a évalué à environ vingt mille le chiffre des victimes du choléra à Paris. Il faudrait y ajouter les décès survenus dans les vingt-deux départements que le fléau visita.
[119]: La session fut close le 21 avril.
[120]: Heine écrivait alors: «Je n'ai jamais vu l'Église représentée, ni par ses ministres, ni par ses symboles, dans aucun des milliers de cortéges de deuil qui ont passé devant moi pendant la période du choléra.»
[121]: Ce fut le 15 août suivant que Mgr de Quélen officia, pour la première fois depuis la révolution, dans l'église Notre-Dame.
[122]: Le National disait, le 4 avril 1832: «Nous avons la douleur d'annoncer qu'il n'est que trop vrai que des tentatives d'empoisonnement sur le vin des débitants et la viande de boucherie ont été pratiquées par une bande de misérables dont l'atroce manie ne peut être comparée qu'à celle des incendiaires qui désolèrent, il y a deux ans, les départements de l'Ouest.» Le lendemain, à la vérité, ce journal déclarait que la nouvelle lui paraissait douteuse.
[123]: Lettre du 19 avril 1832, écrite par Henri Heine à la Gazette d'Augsbourg.—De la France, p. 139-140.
[124]: Philarète Chasles, Mémoires.
[125]: Le National racontait, avec une sorte de joie sauvage, que le ministre était «aliéné» et «entre les mains du médecin en chef de Charenton». Il parlait de «ce malheureux privé de sa raison qui, depuis huit jours, n'a retrouvé de courts intervalles lucides que pour maudire l'instant qui lui fit prêter son nom et l'énergie maladive de son tempérament au système personnel du Roi». (Article du 29 avril.) La Tribune disait de Périer que c'était un «malheureux se débattant dans sa camisole de force».