[216]: «On a vu, disait M. de Metternich dans une de ses dépêches, l'Europe entière misé en feu par suite d'une excitation bien moindre que celle qui sera nécessairement produite par celle d'Anvers.» (Mémoires, t. V, p. 298.)
[217]: Ibid., p. 398, 408. Le chancelier d'Autriche en venait à regretter ouvertement que la Prusse n'eût pas étouffé l'insurrection belge dès le début, fût-ce au prix d'une guerre avec la France. (Ibid., p. 411, 412.)
[218]: Ibid., p. 400, 401.
[219]: Papiers inédits.
[220]: M. Thiers se lassa, du reste, assez vite de ce rôle. «Je ne veux pas, dit-il, être le Fouché de ce régime», et, dès le 31 décembre 1832, il passa au ministère des travaux publics et du commerce. Le ministère de l'intérieur, rentré en possession de ses attributions administratives, fut alors confié à M. d'Argout.
[221]: Séance du 29 novembre 1832 et Journal des Débats du 14 novembre précédent.
[222]: Sur ce point les témoignages abondent. Cf. notamment la Captivité de madame la duchesse de Berry, à Blaye, Journal du docteur Ménière, t. 1, p. 187.
[223]: M. de Metternich écrivait à son ambassadeur en France, le 30 octobre 1832: «Tout ce que veut le roi des Français, à l'égard de madame la duchesse de Berry, est d'accord avec ce que doit vouloir l'Empereur..... Il faut la sauver malgré elle, et on ne peut la sauver qu'en la faisant sortir de France. Ce but une fois atteint, elle devra être remise à sa famille.»
[224]: Après une instruction laborieuse, on poursuivit de ce chef Bergeron, qui fut acquitté.
[225]: Le Constitutionnel raillait les ministériels qui présentaient M. Dupin comme leur candidat: «M. Dupin! disait-il, l'orateur bourgeois, l'éloquent plébéien qui ne s'est pas jugé d'assez bonne maison pour entrer dans un cabinet doctrinaire... Et vous avez beau, messieurs les doctrinaires, vous accrocher au pan de son habit, il saura bien le secouer, de manière à vous faire lâcher prise.» (13 novembre 1832.)