[275]: Journal des Débats, 7 mars 1834.

[276]: Mémoires de M. Guizot, t. III, p. 220.

[277]: Ce projet fut déposé le 25 janvier 1834.

[278]: 22 mars 1834.

[279]: Le Journal des Débats disait, le 25 mars 1834: «La Chambre ne fera pas la faute énorme d'énerver elle-même la loi, en la rejetant dans la classe des lois d'exception..... Tout ce qui aurait l'air d'une concession faite aux clubs, en ce moment, ne serait qu'une lâcheté devant des gens qui annoncent ouvertement l'intention de ne pas obéir à la loi.»—Voir, dans le même sens, le discours prononcé, le 25 mars, par M. de Salvandy.

[280]: Veut-on un spécimen de la façon dont les révolutionnaires traitaient les hommes au pouvoir? MM. Guinard, Cavaignac et autres, voulant protester contre certaines paroles prononcées à la tribune par MM. Guizot et d'Argout, au sujet de la Société des Droits de l'homme, parlaient dans une lettre publique de «deux hommes aussi justement et universellement méprisés que MM. Guizot et d'Argout», et ils les déclaraient «infâmes». Quelques jours après, un autre républicain, M. Landolphe, parlait de «l'ignoble Gisquet» et de «MM. Guizot et d'Argout dont les noms ne peuvent plus être accolés qu'à l'épithète de lâches».

[281]: Avant même que la discussion de la loi d'association ne fût complétement terminée, le 20 mars 1834, Carrel publiait, dans le National, un article intitulé: Comment on dégoûte une nation de l'ordre, et où se lisaient ces lignes: «On semble avoir pris à tâche de dégoûter la nation de cet ordre public qui s'adosse à la Sainte-Alliance, pour lever un ignoble gourdin sur la population de Paris..... Les deux camps se forment et se menacent. Dans le camp de l'ordre public, on proclame déjà que la suspension de la liberté pourrait bien devenir nécessaire au salut de l'ordre; mais, dans le camp de la liberté, on se compte, on se dit qu'on a fait, en juillet, une révolution, malgré le parti de l'ordre public; on se dit que cette révolution ne peut pas, ne doit pas être abandonnée, qu'elle ne le sera pas; on a assez de sens pour songer que, s'il y avait suspension de la liberté, il y faudrait répondre, comme en juillet, par la suspension de l'ordre public... Qui sera suspendu de la liberté telle que nous la voulons, ou de l'ordre public tel que le veut la faction doctrinaire? M. Jaubert parie contre la liberté; nous parierions, nous, contre son ordre public.»

[282]: M. Louis Blanc n'ira-t-il pas jusqu'à déclarer les prétendus massacres de Vaise plus horribles que ceux de septembre 1793?

[283]: On a calculé que les troupes avaient tiré 269,000 coups de fusil et 1,729 coups de canon.

[284]: En juillet 1834, M. Pasquier disait à un homme politique qu'il ressortait de l'instruction faite contre les insurgés d'avril, que la société des Droits de l'homme avait «travaillé à corrompre l'armée et y avait déjà obtenu quelques succès». «Il y aurait, ajoutait-il, moyen d'introduire en justice plus de 80 sous-officiers. Mais on ne le fera que pour quelques-uns.» (Documents inédits.)