[265]: La Fayette n'était pas plus épargné que Carrel. Marrast avait un duel avec un républicain qui trouvait que ce n'était pas assez d'avoir traité La Fayette de «grand coupable». Un peu plus tard, lors de la mort du général, les détenus républicains illumineront à la prison de la Force.

[266]: Lettre à M. Sainte-Beuve.

[267]: Conversation déjà citée avec J. Stuart Mill.

[268]: Lettre du 5 septembre 1833.

[269]: Mémoires de La Fayette, t. VI.

[270]: Notice écrite, en 1837, par M. Nisard, qui avait été le collaborateur et l'ami de Carrel.

[271]: M. Cabet avait dit: «La royauté du 7 août est instituée par une charte usurpatrice et illégale; elle se maintient par les moyens les plus honteux; elle a trahi la révolution de Juillet, et la livrera, si besoin est, aux puissances étrangères. Mais la royauté doit être responsable, et la nation a su punir Louis XVI.» Acquitté, le 15 avril 1833.—La Tribune avait dit: «Où est la force de la royauté? La tire-t-elle de l'illustration de la maison d'Orléans?... Prenez son histoire: hommes et femmes, c'est à repousser de dégoût. Est-ce de la considération particulière de Louis-Philippe? Nous consentons à la faire apprécier par un jury, et nous le tirerons au sort parmi ceux qui ont vu l'homme de plus près.» Acquittée, le 3 juin 1833.—Un autre jour, ce journal avait publié des adresses appelant à l'insurrection. Acquitté, le 26 octobre 1833.—Carrel écrivait dans le National: «Comme il n'y a que le malheur qui rende les princes intéressants, on se surprend à souhaiter aux femmes accomplies qui composent la famille de Louis-Philippe ce je ne sais quoi d'achevé que Bossuet admirait dans la veuve de Charles 1er.» Acquitté, le 23 août 1834, etc., etc.—Du reste, nous recueillons dans les journaux du temps une statistique qui montre bien, et le nombre énorme des procès de presse à cette époque, et la proportion considérable des acquittements. Du 2 août 1830 au 1er octobre 1834, on compte, rien qu'à Paris, 520 procès et seulement 188 condamnations. Celles-ci s'élevaient ensemble à 106 ans de prison et à 44,000 francs d'amende.

[272]: 15 décembre 1832.

[273]: 12 avril 1833.

[274]: Séance du 23 mars 1823. Voici, du reste, le passage entier du discours de M. Viennet: «La masse de la population veut être protégée; elle ne sait pas se protéger elle-même... Ministres du Roi, assurez-lui le repos qu'elle vous demande. La légalité actuelle nous tue. Les factions s'en moquent. Elle est un bouclier pour elles, et ce sera bientôt une arme contre vous-mêmes. Provoquez des lois plus fortes, plus efficaces, et nous les voterons, aux applaudissements des populations rassurées.»