[539]: 21 mars.
[540]: «Le duc de Broglie sort du chez moi, écrivait le Roi à M. Molé, le 9 mars, mais il ne veut être de rien. Je lui ai bien manifesté combien je vous regrettais, mais que, dans la chance actuelle, et ne pouvant pas vous conserver, c'était lui que j'aurais préféré.» (Documents inédits.)
[541]: Lettre du 26 mars 1839. (Notes inédites.)
[542]: «Voilà, disait a ce propos le Journal des Débats, qu'on exige du Roi non-seulement qu'il cède, mais qu'il soit trop heureux de céder; non-seulement qu'il fasse abnégation de ses sentiments personnels, mais qu'il en change. Si l'on croit remarquer, à tort ou à raison, un peu de froideur, un peu de tristesse chez le Roi, au lieu de lui savoir gré du sacrifice qu'il fait, on le lui impute à crime... Vous vous vantez de l'avoir fait céder, acceptez sa résignation. Que voulez-vous de plus?»
[543]: Journal des Débats, 3 mai 1839.
[544]: Passim, dans la correspondance inédite du Roi avec M. Molé.—Dès le 2 février, Louis-Philippe avait écrit à son ministre: «Patience! Dieu m'en a abondamment pourvu, et il m'a fait une grande grâce par cette largesse, car j'en consomme beaucoup.»
[545]: Mémoires de M. Guizot, t. IV, p. 301.
[546]: À la fin de 1838, M. Molé, causant avec un ambassadeur étranger, lui disait: «La sensibilité et la vivacité du Roi augmentent d'année en année. Il s'est mis dans une grande colère; mais j'ai supporté l'orage, j'ai tenu bon, j'ai offert ma démission, et à la fin il s'est adouci.» (Hillebrand, Geschichte Frankreichs, t. II, p 315.)
[547]: Au moment où l'on croyait le ministère centre gauche fait, le Roi exprimait sa conviction que la Chambre ne le supporterait pas longtemps: «Ces messieurs, disait-il, sont comme des enfants: ils ne veulent des jouets que pour les casser après.» Il se résignait cependant «à avaler cette pilule, la plus amère de toutes». En parlant de M. Thiers, il le traitait d'«homme abominable» et ne tarissait pas sur la chimère de ses maximes de «toute-puissance parlementaire». Ces propos étaient tenus devant les diplomates étrangers. (Hillebrand, Geschichte Frankreichs, t. II, p. 331.)
[548]: «Je suis bien affligé, écrivait le Roi à M. Molé le 29 mars, de voir se prolonger autant la situation pénible où vous êtes, et l'état violent où je suis. Je vous assure qu'il n'est pas d'efforts et de sacrifices que je ne fasse pour y mettre un terme, mais je n'y suis pas encore parvenu.» (Documents inédits.)