[193]: Dépêches de Werther, du 18 novembre 1836 et du 16 février 1837. (Hillebrand, Geschichte Frankreichs, t. I, p. 653.)

[194]: Le Roi raconta alors à M. de Brignoles-Sales, ambassadeur sarde, que le prince Louis avait été étonné de ne pas subir le sort du duc d'Enghien. (Hillebrand, Geschichte Frankreichs, t. I, p. 652.)

[195]: Mémoires inédits du comte de Sainte-Aulaire.

[196]: Certains partisans du prince ont cherché à nier après coup l'expression de cette reconnaissance. Ils ont démenti l'authenticité d'une lettre au Roi qui fut alors publiée. Mais, dans une autre lettre écrite à son défenseur et terminée à Lorient, le 13 novembre, au moment de s'embarquer, lettre qui n'a pu être contestée, le prince parlait du Roi qui, «dans sa clémence, avait ordonné qu'il fût transporté en Amérique». Tout en regrettant de ne pas «partager le sort» des amis qu'il avait «entraînés à leur perte», il disait «apprécier, comme il le devait, la bonté du Roi», et ajoutait: «J'étais coupable contre le gouvernement: le gouvernement a été généreux envers moi.» C'est après avoir lu cette lettre devant le jury de Strasbourg, dans le procès des complices du prince, que Me Parquin, défenseur du commandant Parquin, s'écria: «Parmi les défauts de Louis-Napoléon, il ne faut pas du moins compter l'ingratitude.»

[197]: Abattue et humiliée, la duchesse de Berry finit, après avoir erré en Italie et en Autriche, par s'installer dans un château voisin de Prague.

[198]: Mémoires inédits du comte de Sainte-Aulaire.

[199]: Un ministre de la Restauration, le marquis de Clermont-Tonnerre, par M. Camille Rousset, p. 409 à 411.

[200]: Ibid., p. 411 et 412.

[201]: On trouve dans les Mémoires d'outre-tombe, de M. De Chateaubriand, notamment dans le célèbre récit du voyage à Prague, la trace des sentiments alors régnants dans une partie du monde royaliste. Seulement, l'illustre écrivain y a ajouté sa note personnelle d'amertume chagrine et dédaigneuse.

[202]: Le général des Jésuites, qui craignait, lui aussi, que son Ordre ne fût compromis, notamment en France, par une telle désignation, n'avait accédé qu'à regret et sur l'ordre formel du Pape à la demande de Charles X. Le provincial, en résidence à Paris, eut à cette occasion des conversations avec M. Thiers. Celui-ci le rassura, déclarant qu'il trouvait la conduite des Jésuites toute naturelle, et que le gouvernement ne voyait là aucune raison de se départir de sa tolérance à leur égard. (Histoire de la Compagnie de Jésus, par M. Crétineau-Joly, t. VI.)