[467]: «Nous vivions et pensions dans les journaux étrangers, a dit l'un de ces libéraux allemands; nous étions là chez nous, bien plus que dans notre patrie.»
[468]: En 1842, par exemple, à l'occasion de cet anniversaire, le roi de Prusse prononçait, devant les princes allemands réunis pour assister aux manœuvres de son armée, un discours tout rempli d'invocations à l'unité germanique et tout enflammé des passions de 1813; à la même date, le roi de Bavière inaugurait le Walhalla, sorte de temple élevé à la patrie allemande, et où, pour bien montrer le genre de gloire qu'on rêvait pour elle, on faisait figurer Alaric, Genséric, Odoacre et Totila; enfin, sur un autre point, ce jour était également choisi pour poser la première pierre de la forteresse d'Ulm, qui devait compléter le système de fortifications élevées, en exécution des traités de 1815, contre la France et à ses dépens.
[469]: Hillebrand, Geschichte Frankreichs.—Cet historien ajoute: «C'en était fini, pour l'élite de la nation, des idées françaises. Le courant, jusqu'alors souvent arrêté, de l'amour de la liberté nationale et historique prit à jamais le dessus, dans ces heures d'agitation, sur le courant rationnel français de l'esprit de révolution.»
[470]: Mémoires de M. de Metternich, t. VI, p. 447 et 503.
[471]: Lutèce, Épître dédicatoire, p. 6.
[472]: Lettre du 8 novembre 1840. (Mémoires de M. de Metternich, t. VI, p. 447).
[473]: C'était presque à chaque page de sa correspondance, que M. de Barante jetait, comme un menaçant avertissement, cette date de 1813. Avant même le traité du 15 juillet, il écrivait, le 18 mars 1840, à M. Guizot: «La guerre viendra, non pas la guerre de 1792, mais celle de 1813: une coalition bien unie, de grandes armées animées des traditions encore vives de leurs derniers succès, composées d'une façon presque aussi nationale que la nôtre, et d'un tout autre esprit que les troupes mercenaires du siècle dernier.» Le 14 avril, il répétait à M. Bresson: «L'Europe veut la paix...; mais si la guerre éclatait, elle se combinerait comme en 1813.» Enfin il écrivait à un de ses fils, le 22 décembre: «Le napoléonisme de journaux et de tribune nous a reportés en 1813. C'est payer cher des paroles.» (Documents inédits.)
[474]: Dépêche de lord Palmerston à lord Granville, 20 octobre 1840. (Correspondence relative to the affairs of the Levant.)
[475]: Lettre au duc de Broglie. (Mémoires de M. Guizot.)
[476]: Ces expressions sont tirées d'une autre lettre de M. Guizot, en date du 17 octobre 1840.