[67]: Dans le débat de l'Adresse, en janvier 1840, M. Dupin critiqua la légalité de ce nouveau changement, apporté par simple volonté ministérielle, dans l'exécution de la peine. Ce fut aussi en janvier 1840 que les autres accusés pour les faits du 12 mai comparurent devant la Cour des pairs. Vingt-neuf furent déclarés coupables: une seule condamnation à mort, aussitôt commuée en déportation, fut prononcée contre Blanqui.

[68]: C'est ce que le Roi disait au comte Apponyi, peu de jours après la formation du cabinet. (Mémoires de Metternich, t. VI, p. 364.)

[69]: Ibid., p. 428.

[70]: M. de Metternich savait caresser l'une des cordes sensibles de Louis-Philippe, quand il écrivait au comte Apponyi, dans une lettre destinée à être mise sous les yeux de ce prince: «Je partage le sentiment du Roi à l'égard de son ministère. Il est faible, et je ne concevrais pas (pour le moment du moins) un ministère qui pourrait être fort, sans être à la fois dangereux pour le pays. Il faut, dans tous les temps et dans toutes les positions sociales, un homme qui conçoive les affaires. Cet homme doit à la fois surveiller et régler leur exécution. L'homme le plus naturellement appelé à une aussi importante fonction doit être, dans une monarchie, le Roi, et, dans une république, le président. Le ministérialisme est une maladie de l'époque, une sottise qui croulera comme toutes les niaiseries... Or n'oubliez pas que c'est un ministre qui proclame cette vérité; mais ce ministre n'est pas un ambitieux: c'est un homme simplement pratique et qui veut le bien.» (Mémoires de Metternich, t. VI, p. 369.)

[71]: Journal inédit du baron de Viel-Castel.—Cf. aussi Hillebrand, Geschichte Frankreichs, t. II, p. 344.

[72]: Lettre du 26 juillet 1839. (Documents inédits.)

[73]: Lettres du 28 juillet 1839. (Documents inédits.)

[74]: Lettre du 4 août 1839. (Documents inédits.)

[75]: 25 juin 1839.

[76]: M. Guizot revint à plusieurs reprises sur cette assimilation avec la Grèce, et il définit ainsi notre politique orientale: «Maintenir l'empire ottoman pour le maintien de l'équilibre européen; et quand, par la force des choses, par la marche naturelle des faits, quelque démembrement s'opère, quelque province se détache de ce vieil empire, favoriser la conversion de cette province en État indépendant, en souveraineté nouvelle, qui prenne place dans la coalition des États et qui serve un jour, dans sa nouvelle situation, à la fondation d'un nouvel équilibre européen, voilà la politique qui convient à la France, à laquelle elle a été naturellement conduite.»