[147]: Par «capacités» on entendait les personnes portées sur «la seconde liste du jury», c'est-à-dire les fonctionnaires nommés par le Roi et exerçant des fonctions gratuites; les officiers de terre et de mer en retraite; les docteurs et licenciés des facultés de droit, des sciences et des lettres; les docteurs en médecine; les membres et les correspondants de l'Institut; les membres des autres sociétés savantes reconnues par le Roi; les notaires.
[148]: 18 décembre 1839.—Sur cette faillite de la coalition, le Journal des Débats ne tarissait pas; il disait un autre jour: «Connaissez-vous un homme, un parti, qui ne soit pas sorti de la coalition, plus faible, plus petit qu'il n'y était entré? Les chefs surtout..... Ne les voyez-vous pas errer en quelque sorte dans le chaos qu'ils ont fait, cherchant un parti et ne le trouvant pas? Écoutez les journaux qui se flattaient le plus d'avoir trouvé dans la coalition la base d'une majorité nouvelle: ce ne sont que plaintes lamentables sur la confusion des opinions, sur le déchirement des partis, sur l'abaissement général.»
[149]: Lettre du 26 novembre 1839. (Documents inédits.)
[150]: 9 au 15 janvier 1840.
[151]: 12 janvier 1840.
[152]: M. de Lamartine disait: «Si aujourd'hui, sans plan arrêté, sans volonté claire et dite tout haut, la France inquiète, complique, menace tantôt la Russie sur ses intérêts vitaux dans la mer Noire, tantôt l'Autriche sur ses intérêts commerciaux de l'Adriatique, tantôt l'Angleterre sur son immense intérêt de commerce avec ses soixante millions de sujets dans l'Inde; si ces puissances vous voient tour à tour demander avec elles l'intégrité de l'empire et pousser au démembrement, menacées chacune dans un de ses intérêts spéciaux et toutes dans leur orgueil, ne finiront-elles pas par voir en vous des agitateurs et des ennemis partout, et par concevoir contre la France les défiances qu'elles ne doivent qu'aux tergiversations de son cabinet?»
[153]: C'est du moins ce qu'il a dit plus tard, en causant avec M. Senior. (Senior, Conversations with M. Thiers, M. Guizot and other distinguished persons, t. I, p. 4.)
[154]: M. Berryer disait un peu plus tard, le 25 mars 1840, à la tribune de la Chambre des députés: «L'invasion d'Abd-el-Kader, cette invasion subite, meurtrière, est-ce bien lui seul qui l'a conçue? Et de quelle fabrique étaient les fusils que nos soldats ramassaient, en détruisant cette infanterie d'Abd-el-Kader, formée, disciplinée par des traîtres ou par des déserteurs?» (Sensation prolongée.)
[155]: Dépêche du maréchal Soult au général Sébastiani, du 26 janvier 1840. (Mémoires de M. Guizot, Pièces historiques.)
[156]: Cette nomination fut publiée le 5 février 1840. Le Roi eut, à cette occasion, plusieurs entretiens avec M. Guizot, qu'il reçut avec un mélange de bienveillance et d'humeur. «On est bien exigeant avec moi, lui dit-il un jour; mais je le comprends; on est toujours bien aise de faire avoir à un ami 300,000 livres de rente.—Sire, répondit le futur ambassadeur, mes amis et moi, nous sommes de ceux qui aiment mieux donner 300,000 livres de rente que les recevoir.» On était alors près de discuter la dotation du duc de Nemours, dont nous allons bientôt parler. Le Roi sourit et reprit sa bonne humeur. (Mémoires de M. Guizot, t. IV, p. 374.)