[157]: Instructions en date du 19 février 1840. (Mémoires de M. Guizot, Pièces historiques.)

[158]: Dépêches du général Sébastiani au maréchal Soult, 20 et 28 janvier 1840 (Mémoires de M. Guizot, Pièces historiques.)

[159]: Mémoires inédits de M. de Sainte-Aulaire.

[160]: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.

[161]: Cf. plus haut, t. III, p. 159 et 158, 163 à 165.

[162]: Questions scandaleuses d'un jacobin au sujet d'une dotation, février 1840.

[163]: Mémoires de M. Dupin, t. IV, p. 75-77.

[164]: M. Odilon Barrot, qui faisait partie de la commission, a fait de cet incident, dans ses Mémoires (t. 1er, 346 et 347), un récit d'une étonnante inexactitude. D'après lui, la commission, sur le refus du Roi de fournir aucune justification, même apparente, de l'insuffisance de son domaine privé, aurait conclu au refus de la dotation. C'est du pur roman. Ce n'est pas, du reste, la seule erreur de ce genre qu'on pourrait relever dans ces Mémoires. On en vient à se demander si leur auteur avait la pleine possession de ses souvenirs au moment où il les a écrits.

[165]: Parmi les biens du domaine privé se trouvait la forêt de Breteuil, que Louis-Philippe avait, en octobre 1830, achetée dix millions à M. Laffitte, pour lui venir en aide dans sa déconfiture. Le revenu en étant évaluée 188,870 francs dans les pièces remises à l'appui de la demande de dotation, M. Laffitte réclama. «La France entière, dit-il, apprendra avec étonnement que j'aie pu vendre pour dix millions une forêt qui ne rapporte que 188,870 francs.» Il prétendait qu'entre ses mains, cette forêt rapportait 360,000 francs. Il fallait un triste courage à M. Laffitte pour soulever une semblable contestation. La forêt que le Roi lui avait payée 10 millions en octobre 1830, à une époque d'universelle dépréciation, M. Laffitte l'avait achetée, quatre ans auparavant, en pleine prospérité, un peu plus de cinq millions de francs. L'achat apparent avait donc été de la part du Roi une pure libéralité, au même titre, d'ailleurs, qu'une somme de quinze cent mille francs qu'il avait alors payée aux lieu et place du banquier libéral, et qui ne lui avait jamais été rendue. Devenu l'adversaire du Roi, M. Laffitte eût dû éviter de faire porter son opposition sur un pareil sujet.

[166]: Ceux qui se réunissaient dans cette étrange majorité étaient conduits par des mobiles assez divers. «Les causes du vote peuvent se résumer ainsi, disait deux jours après le Journal des Débats: la haine, l'ambition, la peur. La haine de la royauté a fait le tiers des voix, l'ambition du pouvoir et la peur de la presse ont fait les deux autres.»